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Display vers Demand Gen : pourquoi je préfère repartir sur de nouvelles campagnes
Analyser les anciennes campagnes avec Claude Code et Codex, contrôler les nouveaux réglages de Demand Gen et relancer sur des critères économiques clairs.

Dans cet article
Face au passage des campagnes Display vers Demand Gen, je préfère repartir sur de nouvelles campagnes. Mais ce nouveau départ commence par une analyse approfondie des anciennes.
Je regarde ce qui a fonctionné, ce qui a consommé du budget sans résultat et ce qui mérite d’être conservé. L’objectif est de reconstruire une campagne avec des choix explicites sur les audiences, les créations et la mesure des conversions.
Dans ce travail, je me fais aider par Claude Code et Codex d’OpenAI pour analyser les données, auditer les campagnes et préparer les assets publicitaires. Ces outils font partie de ma manière de travailler au quotidien. Ils m’aident à préparer ce nouveau départ, tout en gardant la décision finale entre mes mains.
La migration proposée par Google conserve son intérêt, notamment pour un annonceur qui souhaite assurer la continuité de ses campagnes avec moins de travail de reconstruction. Mon approche est différente : je profite du changement pour réexaminer la structure et les décisions prises jusque-là.
Cela ne signifie pas qu’une campagne neuve sera automatiquement plus performante. Il faut pouvoir expliquer ce que l’on change, pourquoi on le change et comment on vérifiera le résultat.
Les évolutions annoncées en octobre rendent cet examen particulièrement utile : priorités entre canaux, fonctionnement des audiences similaires, automatisation des créations et nouveaux indicateurs de mesure. Avant de relancer, voici les points que je recommande de vérifier.
Ce que Google change réellement avec Demand Gen
Google a annoncé le 26 mai 2026 le regroupement des campagnes Display dans Demand Gen. Le Réseau Display reste accessible : il est toujours possible de diffuser exclusivement sur ses sites et applications. C’est le cadre de création et de gestion des campagnes qui évolue. Annonce officielle de Google.
L’outil de migration se déploie progressivement depuis juin. Google prévoit ensuite que les nouvelles campagnes Display soient créées dans Demand Gen, puis que les campagnes restantes éligibles soient transférées automatiquement. La documentation ne précise pas encore toutes les échéances. Calendrier de migration.
Cette transition mérite un examen des réglages. Le CPC manuel, les ajustements de saisonnalité et les stratégies de portefeuille font notamment partie des fonctionnalités qui ne sont pas reprises à l’identique. Le transfert réalisé avec l’outil n’est pas réversible. Fonctionnalités et limites.
Que vous choisissiez la migration ou la création d’une nouvelle campagne, commencez donc par identifier les réglages dont dépend votre performance actuelle. Une option utilisée depuis longtemps peut avoir une vraie fonction dans votre stratégie, même si vous n’y prêtez plus attention au quotidien.
Dans l’interface, une priorité basse n’est pas un plafond de dépenses
Parmi les nouveautés annoncées le 14 octobre, Google introduit des commandes de priorité entre canaux. Leur déploiement progressif commence le 15 octobre.
La rubrique « Channel Prioritization » permet d’attribuer une priorité haute ou basse aux canaux disponibles. Dans Demand Gen, elle distingue les canaux Google du Réseau Display.
Il faut cependant bien comprendre sa portée : Demand Gen ne prend actuellement pas en charge l’allocation d’un pourcentage de budget par canal. Placer le Display en priorité basse ne revient donc pas à lui imposer un plafond de 10 % des dépenses.
Google précise également qu’avec une stratégie à CPA ou ROAS cible, la priorité ne modifie généralement pas la répartition lorsque la campagne n’est pas limitée par son budget. Le CPA correspond au coût par acquisition ; le ROAS rapporte la valeur de conversion aux dépenses publicitaires. Fonctionnement des priorités.
Avant de choisir un réglage, je recommande de formuler l’objectif recherché : réduire l’exposition au Display, privilégier certaines surfaces ou explorer une nouvelle source de trafic. Cette intention doit ensuite être confrontée à ce que le paramètre permet réellement.
Vos audiences similaires sont-elles encore une limite de ciblage ?
Google fait aussi évoluer les audiences similaires de Demand Gen vers un fonctionnement par suggestion.
Dans ce mode, votre liste de départ aide le système à rechercher des clients, mais celui-ci peut dépasser les seuils de similarité sélectionnés. Google documente un libellé « signal » dans les rapports et propose une procédure de désactivation pour conserver le fonctionnement contraint. Documentation sur les audiences similaires.
Cette distinction change la lecture d’un test. Si vous pensiez évaluer une audience précisément délimitée, vérifiez que cette limite existe encore. Une campagne utilisant votre audience comme signal explore un périmètre différent.
Dans mon approche, c’est un point à documenter avant de relancer : quel rôle est-ce que je souhaite donner à cette audience ? Une contrainte de diffusion ou un point de départ pour l’algorithme ?
Pour un e-commerçant, l’évaluation peut ensuite porter sur la proportion de nouveaux clients et la marge des commandes. Pour un affilié, elle doit notamment tenir compte des conversions réellement validées par l’annonceur.
Préparer une nouvelle campagne à partir des enseignements de l’ancienne
Repartir sur une nouvelle campagne ne signifie pas repartir sans information. Les campagnes précédentes constituent la base de l’analyse.
Je commence par distinguer trois choses : ce que je conserve, ce que je corrige et ce que je souhaite tester. Une création qui a généré des clients rentables mérite d’être étudiée. Une audience qui a produit beaucoup de formulaires mais peu de prospects qualifiés mérite d’être réexaminée.
Claude Code et Codex m’aident dans ce travail d’analyse, d’audit et de préparation des assets. Pour rendre cette assistance utile, je définis une question précise : quelles créations apportent les meilleurs résultats commerciaux ? Quels segments dégradent le coût d’acquisition ? Quels éléments faut-il préparer pour la nouvelle campagne ?
Je recommande ensuite de documenter les changements retenus. Si l’on modifie simultanément les audiences, les créations, l’offre et le budget, on pourra mesurer le résultat global, mais il sera difficile d’identifier ce qui l’explique.
Enfin, la nouvelle campagne doit être jugée sur les mêmes critères économiques que l’ancienne : coût par prospect qualifié, coût par client, marge ou commissions validées. Le nouveau départ doit améliorer la qualité des décisions, pas simplement remettre les compteurs à zéro.
Un CPA plus bas peut cacher une acquisition moins rentable
Prenons un exemple hypothétique de génération de prospects :
| Indicateur | Ancienne campagne | Nouvelle campagne |
|---|---|---|
| Dépenses publicitaires | 600 € | 600 € |
| Formulaires reçus | 30 | 40 |
| Prospects qualifiés | 24 | 16 |
| Coût par formulaire | 20 € | 15 € |
| Coût par prospect qualifié | 25 € | 37,50 € |
Le coût par formulaire baisse de 25 %. Pourtant, le coût par prospect qualifié augmente de 50 %.
La nouvelle campagne paraît meilleure si l’on regarde uniquement les formulaires. Elle devient moins intéressante lorsque l’on examine leur qualité.
Le calcul utile est ici : coût par prospect qualifié = dépenses publicitaires ÷ prospects qualifiés.
Cet exemple ne prédit pas les résultats de Demand Gen. Il montre pourquoi il faut définir l’indicateur de décision avant de lancer une nouvelle campagne.
En affiliation, le même raisonnement s’applique aux commissions validées, après les refus éventuels. En e-commerce, il faut rapprocher les ventes de leur marge et des retours. Le résultat affiché dans Google Ads doit rester relié à ce que l’activité gagne réellement.
Les nouveaux indicateurs doivent compléter votre analyse
Dans son annonce du 13 octobre, Google présente « Data Strength Uplift », un indicateur destiné à rendre visibles les gains de conversions associés à la configuration des données dans Google Ads. Demand Gen Drop d’octobre.
Cette information peut aider à travailler la qualité de la mesure. Elle ne remplace pas le suivi des commandes, des prospects qualifiés ou des commissions.
Je garde donc deux niveaux de lecture : les résultats attribués par la plateforme et les résultats validés par l’activité. Lorsque les deux évoluent différemment, je cherche à comprendre l’écart avant d’augmenter le budget.
Il faut aussi laisser remonter les conversions et les validations commerciales. Une campagne récente, évaluée sur des données encore incomplètes, peut conduire à une mauvaise décision.
Repartir avec une hypothèse claire
Mon choix de créer de nouvelles campagnes repose sur une intention précise : utiliser l’analyse des anciennes pour construire quelque chose de mieux défini.
Claude Code et Codex m’accompagnent dans cette préparation. Mais la question à laquelle la campagne doit répondre reste une décision de media buying : quelle audience explorer, quelle promesse présenter, quel résultat économique attendre et quel niveau de dépense accepter pour l’évaluer ?
Avant le lancement, je veux pouvoir écrire ces réponses simplement. Après le lancement, je veux pouvoir les confronter aux résultats.
Une nouvelle campagne devient utile lorsqu’elle permet de vérifier une hypothèse claire. C’est cette discipline que je cherche à conserver, même lorsque les interfaces et les outils changent.

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